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Hépatites : Seulement 20% de malades traités pour ces tueuses en série

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4,5 millions de décès. C’est la perspective dressée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la décennie à venir. Des décès que pourraient occasionner les hépatites virales ( A, B, C, D, et E). Ce, seulement dans quelques 67 pays à revenus faibles ou intermédiaires.

Malgré ces prévisions alarmantes, l’accès aux traitements ne se fait pas à un rythme soutenu alors que l’on enregistre des réductions de coûts des médicaments auprès des vendeurs, déplore l’OMS. Peu de malades accèdent aux soins. D’après le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom, « aujourd’hui, 80% des personnes vivant avec l’hépatite ne peuvent pas obtenir les services nécessaires pour prévenir, dépister et traiter la maladie ». Et pourtant, 325 millions de personnes vivent avec l’hépatite B et /ou C dans le monde.

Une urgence. L’OMS décrit l’hépatite virale comme « une menace de santé publique » dans au moins 67 pays à revenus faibles ou intermédiaires. Depuis 2010, l’hépatite est classée priorité mondiale de santé publique par l’organisation. Elle insiste donc pour l’inscription de la lutte contre les hépatites sur la liste des priorités sanitaires dans chaque pays. Des exemples existent, rappelle l’organisme spécialisé. L’Inde qui pratique déjà des coûts bas s’engage pour la gratuité des tests et des traitements des hépatites B et C, deux des plus répandues et meurtrières (95% des décès au monde). Le Pakistan, sorti de plusieurs années de guerre, annonce également la gratuité pour ses malades. En Afrique, certains pays dont le Rwanda et l’Égypte accentuent leurs efforts dans ce sens.

À l’échelle continentale, l’hépatite est endémique. La Ligue de lutte contre les hépatites virales parle de taux de prévalence en Côte d’Ivoire compris entre 8 et 10% pour l’hépatite B et de 1% pour l’hépatite C. Dans ce pays d’Afrique de l’ouest, la Ligue estime à 7,5 millions F CFA, les dépenses nécessaires pour le traitement d’un malade. SOS Hépatite Côte d’Ivoire déplorent elle aussi l’inaccessibilité des médicaments du fait de la cherté. Déjà en 2018, l’association a décrié des coûts de traitement mensuel compris entre « 200 et 265 000 F CFA » pour l’hépatite C. Guérir de cette maladie nécessite pourtant trois mois de soins, souligne SOS Hépatite Côte d’Ivoire.
Hors de portée. L’ivoirien vit avec à peine un dollar par jour.

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