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Côte d’Ivoire: Le visage sombre des droits de l’homme porté par deux femmes

MESDAMES ZEBEYOUX ET NAMIZATA DE DROITE A GAUCHE
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Alors que de nombreux cas de violations des droits de l’homme se présentent dans des secteurs clés de la vie socio-économique, sous une gouvernance déployée à tour de rôle pour semer la terreur politique, les citoyens sont éloignés des voies de recours en justice. Face au désengagement de l’Etat de Côte d’Ivoire à l’entièreté du fonctionnement de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), plusieurs Ongs fustigent le CNDH et sa tutelle. Dont, cette dénonciation à l’échelle internationale par la FIACAT (Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture).

Comme rapporté dans le communiqué ci-joint, l’Observatoire ivoirien des droits de l’homme estime « ne pas comprendre Madame la Secrétaire d’Etat aux droits de l’homme et ses tentatives de justification de cette décision là où, sa mission de protection des droits de l’homme devrait plutôt l’amener à agir dans le sens de maintenir et accroître les acquis en matière de droits de l’homme au niveau national et international ».

Cependant, le Secrétariat au droit de l’homme estime que, « l’Etat de Côte d’Ivoire n’exécutera aucune décision qui aurait pour effet d’attenter à sa souveraineté ou à l’autorité et au fonctionnement de sa justice. »

Les réactions de déceptions à l’endroit de ce nouveau Secrétariat dédié aux droits de l’homme se déversent comme une tempête de sable dans les yeux de la Secrétaire d’Etat chargée des droits de l’homme, Aimée Zebeyoux et sa colistière Namizata Sangaré.

La Lidho (Ligue ivoirienne des droits d l’homme) et six autres Ongs rappellent à l’Etat de Côte d’Ivoire qu’il tient sa souveraineté du respect des droits de l’homme et déplorent une décision « illégitime ».

Le Conseil National des droits de l’homme(CNDH) qui jouit du statut d’autorité administrative indépendante, sans condamner l’acte posé par le gouvernement l’invite, par ailleurs, à « renforcer les mécanismes nationaux de protection des droits de l’homme ». L’Action chrétienne pour l’abolition de la torture(Acat) estime que le CNDH aurait livré « une déclaration trop politique ». Ce mardi 12 mai, à l’échelle internationale, la Fiacat se joint à l’Acat et aux dénonciateurs de la société civile nationale. En effet, dans un communiqué conjoint, les deux organisations précitées « condamnent fermement la décision du gouvernement de priver les individus et les ONGs de leur droit à un recours devant la Cour africaine ». Tout en soulignant qu’elles « se donnent tous les moyens en accord avec la société civile africaine, pour que la saisine directe de ladite Cour par les personnes privées s’impose à tout Etat partie à l’Union Africaine à l’exemple du modèle européen ». Affaire à suivre…

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