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Guinée/Côte d’Ivoire : Des communautés s’affrontent à l’ouest

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Des communautés s’affrontent à l’ouest de la Côte d’Ivoire et de la Guinée. Pour l’heure 19 personnes décédées s’enregistrent. La cohésion sociale reste fragile dans ces deux pays, où l’animosité à l’intérieur des communautés persistent. Triste fin d’année à Duékoué et Macenta…

Après des centaines de morts en Guinée et en Côte d’Ivoire, pays frontaliers, des affrontements communautaires se signalent. A l’orée de cette nouvelle 2021, l’animosité dans la ville de Duékoué, en Côte d’Ivoire, conduit a plusieurs destructions de biens et morts d’hommes. Trente-six (36) habitations brûlées, treize (13) hangars et sept(7) morts se décomptent au bilan partiel. Bien avant ces dégâts du dimanche 27, la veille de Noël, une bagarre entre jeune fait un mort. En représailles, le domicile du présumé coupable est incendié. De violentes tensions gangrènent la vie communautaire en Côte d’Ivoire et en Guinée. Les nerfs et les maisons s’enflamment au moindre conflit. Un environnement favorable à la pauvreté.

Jusqu’à ce lundi 28, un nourrisson et une fillette croupissaient dans les cendres chaudes de la localité de Guezon, à Duékoué. Non loin, en Guinée, Macenta pleurait pour autant de barbaries. Les autorités gouvernementales sensées arbitrer ce type de différends ne bénéficient pas du crédit démocratique.

Des corps découpés à la machette, des crânes broyés. Une animosité qui vire à l’atrocité. Entre Toma et Toma mania, en Guinée, une quarantaine de blessés depuis ce Samedi 26. Cette barbarie et cette inhumanité ressurgissent à Duékoué et à Macenta, et plus généralement en Côte d’Ivoire et pays frontaliers francophones. La cohésion et la justice sociales, la fébrilité et l’inéquité des mécanismes de justice transitionnelle, confortées par des gouvernements antidémocratiques, en plus de la corruption qui en découle, contribuent à perpétuer ces atrocités.

A l’ouest de la Côte d’Ivoire, un groupe armé dirigé par Amadé Ourémi prenait en otage l’aire protégée du Mont Peko suite à la crise militaro-politique en 2002. Si Dozos et autochtones s’affrontent encore après les massacres précédents et trois élections présidentielles la responsabilité des gouvernants de ce pays est engagée. Le ministre de la réconciliation en Côte d’Ivoire, Kouadio Konan Bertin (KKB), illustre l’inachèvement et la precarité de l’unité nationale. La route pour l’État de droit se construit avec l’intelligence économique, des élections et une justice crédibles.

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