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Guinée: Appel au départ de Condé suite aux violences de l’armée

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La confiscation du pouvoir en Guinée dévoile aux yeux du monde d’autres faces de cette reculade sociétale orchestrée par Alpha Condé. Celui-ci prétendait vouloir changer la constitution pour améliorer les conditions de la femme et depuis lors la Guinée brûle, il tue son peuple. Une armée acquise à sa cause brime les citoyens, tue et séquestre les opposants. Plus de cinquante morts(50), « aucune justice », dénonce Amnesty International. Cependant, « Alpha Condé n’a de comptes à rendre à personne » stipulait son Conseiller spécial lors des contestations en 2019. Pour preuve, l’opposant Cellou Diallo se trouve séquestré désormais. Pita Daouda Kanté, Coordinateur du Front National pour la Défense de la constitution a été assassiné. La coupure d’internet imposée aux citoyens en Guinée !

Où va l’Afrique de l’ouest ? La gouvernance au sein de l’espace CEDEAO périclite dans le fossé de la confiscation du pouvoir. Tout le verbiage pour justifier le référendum controversé visait à favoriser une personne : Alpha Condé. Nonobstant ses deux précédents mandats, ce dernier regarde son pays brûlé, les jeunes mourir, sans rien dire. Plus grave, la barbarie se poursuit contre les citoyens qui manifestent, avec des meurtres ciblés. Des dizaines de personnes tuées à nouveau depuis la fin de cette mascarade électorale du 18 octobre. « Boubacar Baldé et Daouda Kanté, respectivement Coordinateur de l’antenne FNDC à Sonfonia Gare 2(Conakry) et à Pita. Tous les deux ont étés tués par balles par des forces de défenses et de sécurité aux ordres d’Alpha Condé.», rapporte le FNDC dans une déclaration.

Alors que, la Commission Électorale de ce pays garantissait avoir les technologies les plus performantes pour des élections transparentes, « les premiers résultats de l’élection présidentielle seront diffusés » deux jours après les votes. Le candidat Cellou Diallo annonce dans ce flou sa victoire. Malgré cette pression, quatre jours après cette sortie justifiée par la technique du comptage rapide des voies, la Commission électorale n’a pas encore pu publier l’ensemble des résultats provisoires de ce scrutin contesté.

En effet, les autorités savent que le doute plane sur la Commission chargée d’arbitrer ce scrutin. La moindre suspicion supplémentaire entraîne des tensions. Et pendant la lecture des résultats partiels Cellou Diallo, l’adversaire principal de Alpha Condé est assigné à résidence. L’armée et la police sont réquisitionnées; une partie des forces se déploient autour de son domicile et une autre pourchassent ou intimident les citoyens et l’opposition. Tout corrobore une confiscation du pouvoir planifiée et actionnée depuis plus d’un an par l’imposition du référendum. Puis, suivra le refus d’Alpha Condé d’un débat transparent sur sa volonté d’un troisième mandat.

Les locaux de la diplomatie Guinéenne à Bruxelles, Londres, Monrovia, Dakar et New York font l’objet d’attaques. « Il s’agit d’une Nation ce n’est pas une guerre on est pas entrain de construire la démocratie(…)», déplore le ministre des affaires étrangères. Mais l’attaque du siège de l’opposition, la réquisition de l’armée contre des votants qui manifestent, l’emprisonnement de l’adversaire, le flou institutionnel, la coupure d’internet, ne construisent pas non plus la démocratie. Le FNDC (Front National pour la défense de la constitution)  appelle à des manifestations jusqu’au départ d’Alpha Condé. Le refus des troisième mandats et de la confiscation du pouvoir reviennent au centre des ruptures de contrat social dans l’espace CEDEAO.

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