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Alpha Condé confirme sa forfaiture

Guinée: En pleine crise politique et menacée par une autre épidémie
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De fil en aiguille, par voix interposées, après mille détours au prix de tant de familles endeuillées, Alpha Condé confirme sa longue forfaiture planifiée sur fond d’une prétendue réforme constitutionnelle vitale pour la République.

Politique inhumaine. C’est le moins que l’on puisse conclure des stratagèmes et manœuvres démentielles de présidents en Afrique. Dans la zone ouest de l’Afrique, la Guinée figure sur la liste des pays ou l’épidémie de la perfidie politique rythme les sonorités macabres et misérables.

Premier président élu de la Guinée, le parcours politique d’Alpha Condé inspirait d’antan la lutte démocratique. Cette espérance se présente comme un leurre. Que des pleurs au terme de deux mandats accordés à Alpha Condé.

Des centaines de morts et personnes brimées ou emprisonnées. Pendant que le discours du président sortant de la Guinée est resté flou, pernicieux, construit sur des circonvolutions et la répression du peuple mécontent. Suite à 12 mois de pires violences. Un référendum perçu comme prétexte pour un troisième mandat se tient sous vives tensions. Avec la manigance de se dérober au moment où les attentions se concentraient pour la réponse sanitaire mondiale au Covid-19.
De toutes les façons, Alpha l’a laissé entendre auparavant. Dans le sang de ces jeunes, il vêtira sa quatrième République. Dans le sang assassin, toute honte bue, il brandit la souveraineté nationale face aux appels lancés par la communauté régionale et internationale.

Les souffrances de cette région ouest-africaine secouée par une crise sécuritaire, sanitaire et humanitaire, ne freinent pas ce dessein lugubre d’accaparement du pouvoir.
En cette période où toutes les familles devraient avoir leurs forces portées sur les préparatifs de la rentrée scolaire, Alpha Condé et Alassane Ouattara détournent l’énergie des peuples sous leurs meules mortifères.

En Guinée comme en Côte d’Ivoire, pays affectés par ces tensions et terreurs politiques, les forces vives protestent. Ces décisions de troisième mandat signent une rupture béante du contrat social. Elles s’assimilent à une démence élitiste et fabriquent des nids aux impasses. Avec pour support un cycle de corruption et d’insécurité entretenues dans la frustration populaire.

 

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