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Côte d’Ivoire : Les institutions interpellées par une mobilisation citoyenne

Cortège populaire pour une élection inclusive et juste
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Démonstration pacifique et non violente de mobilisation politique. C’est une première depuis son arrestation et sa déportation à la Cour Pénale Internationale(CPI). Gbagbo Laurent après sa libération des geôles, reçoit à nouveau la chaleur humaine des populations de Côte d’Ivoire. Au motif d’un dépôt de candidature en amont rejetée, l’expression du refus de l’exil imposé à Laurent Gbagbo rejaillit au visage de la communauté nationale et internationale.

Gbagbo est dans les cœurs de millions d’africains et d’ivoiriens non violents. Ne serait-ce que sur la petite portion d’expression offerte à ces citoyens, ils démontrent et défendent leurs besoins de liberté d’opinions, de rassemblement et de circulation, idem pour leur leader.  Ainsi, ce lundi 31 août 2020, jour ouvré, plusieurs sympathisants de Laurent Gbagbo se retrouvent aux encablures de la Commission électorale et face à l’enjeu électoral imminent, pour soutenir le dépôt de sa candidature. Le cortège populaire de l’opposition marque sa présence capitale et responsable aux yeux du monde

Comme il a été donné de constater, il y a eu aucun mort lors de ce rassemblement citoyen. Il en a été de même pour le parti au pouvoir. Il va sans dire que les interdictions des marches sous fond de décisions Etatiques impopulaires se trouvent être la cause principale des violences et décès. Réprimées et bâillonnées, la violence devient un ultime recours des intelligences. Qu’elle soit planifiée ou pas !

« Ni pain, ni sardine, ni transport payé des militants, aucune annonce sur la chaîne nationale(…) », mais pour ce sympathisant du candidat Gbagbo, cette mobilisation est la preuve que la réconciliation passe par la candidature de tous si tel est le cas pour Alassane Ouattara.

A ce virage électoral majeur, plusieurs constitutionnalistes et personnalités publiques appellent Alassane Ouattara à la raison, en considération des souffrances endurées par les populations. Cela dit, la crispation demeure et les discours d’apaisement restent superficiels. L’émissaire Hamed Bakayoko, après les violences, effectue des visites pour appeler à faire confiance aux verdicts des urnes et des juges. Cependant, difficile de faire confiance à un processus vicié dont la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples(CADHP) instance juridictionnelle internationale condamne les injustices inconsidérées par le régime.

Le candidat Marcel Amon Tanoh, démissionnaire du gouvernement propose une rupture avec les anciennes mentalités conflictuelles. « Un nouveau logiciel », pour construire des « passerelles entre les hommes » au-delà des infrastructures éphémérides.

Voici, la Côte d’Ivoire, contrairement à certains discours d’un autre âge, ce pays possède du potentiel humain vigoureux avec les aptitudes à la gouvernance. Des ressources humaines avec du talent et des valeurs sociales apaisantes, ressentis et exprimés par les populations suite à la démission du préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi, personnalité exceptionnelle.

Mamadou Koulibaly en déposant sa candidature invite chaque citoyen à faire la différence entre l’amour du ventre et l’amour du cœur. Des messages tout aussi responsables se partagent par Tidjane Thiam qui interpelle Alassane Ouattara à l’écoute du peuple en évitant de semer ce qui divise.

A l’instar du préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi, ex-représentant de l’exécutif, l’armée et la justice se trouvent au cœur de la protection d’un processus démocratique durable dans ces pays où la violence et la haine sont imposées et inoculées aux populations. « Le conseil constitutionnel aura la lourde responsabilité devant le peuple ivoirien de se prononcer », fait remarqué Georges Armand Ouegnin en toute connaissance des dérapages causés par les conseils constitutionnels consécutifs.

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