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Transports: De fausses statistiques tuent de fois plus

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Les chiffres officiels sont déjà alarmants. Mais, ils ne sont qu’une partie des statistiques réelles. Lorsque, la Police nationale dresse le bilan des accidents de la circulation en Côte d’Ivoire, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) émet des doutes sur la fiabilité de ces statistiques.
Les services de sécurité établissent une moyenne de vingt (20) accidents par jour dans la ville d’Abidjan pour un total national de 9 826 cas sur une année. 623 décès dénombrés, indiquent les statistiques officielles pour 2018.

Des chiffres pas précis pour envisager une prospective et anticiper par un solutionnage durable. Pour preuve, l’OMS au cours d’un atelier veut « améliorer les données de décès liés à la circulation routière en Côte d’Ivoire ». Ce, surtout que les routes ivoiriennes sont de plus en plus des théâtres d’accidents meurtriers. À mi-parcours de l’année 2019, 303 personnes sont mortes sur les 12 564 victimes d’accidents enregistrées. Un premier semestre meurtrier.

La qualité des transports a un impact négatif sur la productivité des travailleurs, fait remarquer la Banque mondiale. L’OMS abonde dans le même sens. Les accidents de la route coûtent au moins 3% du PIB à la majeure partie des pays.

Des solutions adéquates peinent à être mises en route pour résorber les risques pourtant. La faute, selon l’OMS à un défaut de précisions dans le répertoriage des données. Si à l’échelle mondiale la marge des décès occultés avoisine 53%, la proportion en Afrique s’avère plus large. C’est dans cette région que l’institution sanitaire « enregistre les divergences les plus importantes entre ce qui est officiellement rapporté par les gouvernements et les estimations générées par l’OMS ». Une visite technique s’impose aux indicateurs et mandataires administratifs respectifs. Les meurtres commis par les « gnambros » sont-ils comptabilisés ? Ces derniers repoussent autant que les promesses politiques. « Qui pour mettre de l’ordre et faire les constats quand gendarmes et policiers sont tués dans ce secteur pourri et violent ? », questionne un usager. Rouge de colère.

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