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Confinement sans électricité, sans eau, sans finances

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« C’est bien d’inviter la population à rester à la maison, mais on vit en pleine capitale sans électricité ni eau. », rappelle David, ce citoyen confronté comme plusieurs habitants d’Afrique dont ceux de la RDC à barrer la route au Covid-19 à leurs risques et périls. Alors, David se demande si « on parle toujours du confinement ou de la torture ? ». Au Mali, en Afrique de l’ouest, « lorsqu’une femme enceinte accouche, il faut aller jusqu’au fleuve pour chercher de l’eau, ou dans les familles », confirme Solidarité International effectuant une mission humanitaire dans le nord de ce pays. Comment vont vivre ces populations dépourvues d’électricité, d’eau et d’activité de subsistance ?

Les violations des droits fondamentaux au détriment d’une croissance des conflits et de multiples formes de corruptions ou d’exploitation se révèlent de manière crue au cours de cette crise sanitaire mondiale. 2,2 milliards de personnes dans le monde ne disposent pas d’un accès à l’eau et le double est privé d’assainissements sûrs malgré les superbes technologies vantées.

En Tunisie, Habib Zgoli, ancien PDG est mort du Covid-19. Au Burkina la 2ème vice-présidente de l’Assemblée nationale a aussi succombé à la pandémie. Il en est de même pour Jean Joseph Mukendi, Avocat et ancien Député fauché par le Covid-19. Quant à la star internationale Manu Dibango, ce vétéran saxophoniste est finalement décédé après plusieurs jours de souffrances.

L’état de ces nombreuses populations qui n’ont ni épargne, ni assurance, et dont le système immunitaire est terrorisé par la malnutrition et l’insalubrité hydrique se voit livrer à un virus qui emprunte l’avion et le bateau. Un virus qui a déjà assisté aux obsèques de cet enfant de 14 ans découvert mort dans le train d’atterrissage d’un avion à Roissy Charles de Gaulle. Au côté de Laurent des dépouilles de milliers d’autres immigrés clandestins.

Choléra, Sida, paludisme, Covid-19, ce ne sont pas ces maladies qui tuent ces communautés laissées vulnérables. Ce qui les décime c’est culture de l’injustice sociale, la prédation et le gaspillage. Ce qui les décime, c’est l’altruisme morbide dans chaque réponse pour les soulager.

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