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GRAND-BASSAM : L’Art part en feu et les risques d’incendies sont mobiles

 GRAND-BASSAM : L’Art part en feu et les risques d’incendies sont mobiles

Village artisanal de Grand-Bassam

Les week-end, la cité de Grand-Bassam est une destination prisée en Côte d’Ivoire. Déjà essoufflé faute de raréfaction de la clientèle, l’art à Grand-Bassam encaisse des coups qui multiplient les difficultés des créatifs. Plusieurs artisans du Village artisanal de la ville balnéaire pleurent leurs œuvres transformées en fumée. Seize(16) stands artistiques calcinés, des œuvres de l’esprit en cendre. Des objets d’art qui représentent des décennies de travail pour certaines. À l’origine de cet incendie, un camion de transport de gaz butane dont la cargaison a explosé au cœur du marché d’arts. L’on déplore trois blessés graves. Mais la mairie de Grand-Bassam ne donne aucune suite et précision sur le bilan, après son communiqué ce 08 février, suivant ce drame.

Il faudra du temps au Ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie pour garantir la sécurité dans le transport du gaz. Une semaine avant l’accident, soit le 02 février, Thomas Camara, en face du syndicat des distributeurs de gaz butane en Côte d’Ivoire, a souhaité une amélioration dans les procédés. Souhaitant, que le transport du gaz vers les foyers se passe « en toute sécurité».
Mais, les défaillances se répètent dans tous les pans du transport en Côte d’Ivoire. Défaillances techniques des véhicules, incivisme et autres augmentent les risques d’accidents sur les routes. C’est connu et toléré !

L’incendie au Village artisanal de Grand-Bassam intervient au moment où les chauffeurs de taxis de la ville observent une grève alimentée par la problématique du gaz butane. Dans la ville, la majorité des taxis roulent au gaz, signifie Abou, un conducteur de taxi. Une pratique que l’Office de la sécurité routière (OSER) veut stopper.
Selon l’internaute « Bahefoue », l’incendie causé par l’explosion de gaz doit interpeller sur la dangerosité du gaz dans les transports ou l’usage domestique. Une autre interpellation pour les populations, notamment les taxis, de Grand-Bassam quant à la dangerosité du gaz. « C’est l’occasion d’inviter les conducteurs de taxi à voir qu’on ne joue pas avec le gaz utilisé comme carburant. L’Oser et les autorités doivent protéger les populations de Côte d’Ivoire sans rien céder contre cette pratique de gaz comme carburant. La vie est sacrée », suggère-t-il.
La tâche des agents de l’OSER sera rude. Le phénomène de l’usage du gaz butane comme carburant touche plusieurs villes du pays, compte tenu du prix du carburant jugé exorbitant. Bouaké, Gagnoa, Yamoussoukro et autres, sans compter les cas à Abidjan, roulent au gaz.

À Grand-Bassam, la crise de la COVID-19 enrhume le tourisme déjà affaibli par la psychose de certains visiteurs après l’attentat de 2016. Et, le village artisanal encaisse cet autre incendie après celui de 2020 parti avec des œuvres qui représentent plus de 35 ans de travail, selon le Maire Jean Louis Moulot. Les incendies répétés à Grand-Bassam interpellent à des mesures suivies et une éducation au secourisme.

Cyril Verb

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